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Pause à Copahue Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
02-05-2008
 
La route que je suis ne me lasse pas: des lacets au bord de falaise, des lacs d’un bleu scintillant et une voiture toutes les 3 heures… En chemin je prends des renseignements et l’on m’indique les termes de Copahue. J’arrive le soir à Loncopué, un village entouré de communautés Mapuches.

Je trouve un lit au Refugio del Caniche, une maison de bois où d’autres savoyards de renom sont passés avant moi; Serge Vitelli et Serge Cornillat, 2 grands personnages de l’histoire du snowboard.

Le lendemain, je grimpe le volcan de Pocahue seul malgré les recommendations pressantes de prendre un guide. Ils avaient raison: je me perds et finis l’ascencion par de l’escalade un peu risquée dans ces conditions mais le goût de la réussite m’interdit de redescendre sans voir l’intérieur du cratère. Aussi c’est avec une certaine satisfaction personnelle que j’atteins le sommet: la vue est exceptionnelle. Un glacier se jette dans un lac bouillonnant et les effluves de soufre fouette mon visage qui dépasse du bord, 50 mètres au-dessus de la bouche béante du volcan.

Le soir, Sebastian, le gardien du refuge me propose de l’accompagner pour un bain nocturne dans des termes interdits… Voilà un concentré d’excellents souvenirs que me laissera ce voyage: température extérieure proche de 0°C, une bouteille de vin à la main dans une eau sulfureuse à 50°C sous un ciel offrant un spectacle de millions d’étoiles scintillantes et quelques furtives filantes.

Un mot sur Sebastian avec qui je crois partager certaines similitudes: une personne d’une grande bonté qui suit ses rêves. Il a étudié pour devenir chirugien assistant et souhaite maintenant devenir secouriste en montagne… Il ne lui reste plus qu’à apprendre à skier! Je me dois de relayer ici son appel: que toute charmante demoiselle voulant découvrir une région magnifique en compagnie d’un personnage très touchant s’adresse à Sebastian du refugio de caniche…

Le lendemain je reprends la route (l’une des pires jusqu’à présent). Je m’arrêter dans un petit vilage pour faire le plein mais dois attendre quelques heures: une coupure d’électricité rend la pompe inutilisable. C’est encore une occasion pour faire connaissance avec les locaux et précher pour l’hydrogène.

 
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