(Mini-MP3-Player v2.2 (c) Ute Jacobi - unregistered version - Only Free for NonCommercial Website)
Visite de Tolar Grande, joyau caché de l'Argentine
24-06-2008
tolar12
tolar15
tolar10
antonio09
tolar03
antonio05
tolar02
antonio08
antonio11
antonio10
rosa3
tolar01
tolar13
tolar19
tolar20
antonio15
tolar14
rosa2
antonio01
antonio04
rosa1
tolar11
antonio14
tolar17
tolar09
tolar08
antonio17
antonio06
antonio16
antonio12
antonio07
antonio13
tolar18
tolar05
tolar04
antonio02
tolar07
antonio03
tolar16
tolar06
rosa4
rosa6
rosa5
Départ le 22 en fin de soirée par la route du "Tren de las nubes". Quel dommage que le train ne fonctionne plus; c'est dans un décor de western que les rails suivent les courbes de la montagne ou que les ponts métalliques traversent des rios étroits et profonds. L'hébergement que nous trouvons à Santa Rosa de Tastil est l'occasion d'une franche rigolade: les conditions sont très rudimentaires mais le lit bienvenu. Au bar, Katie, une petite de 7 ans joue avec un petite chèvre comme avec une poupée.
La journée du lendemain permet de réaliser un défi: on monte sans problème avec la coccinelle à un col de près de 4900m! Les passagers souffrent plus du manque d'oxygène que la mécanique (vive l'injection directe!). Nous passerons la nuit à San Antonio de los Cobres où j'organise notre expédition du lendemain en achetant 2 bidons d'essence de 20l chacun pour augmenter notre autonomie.
Le jour suivant nous prenons la direction de Tolar Grande. Nous faisons un petit détour de 70km pour passer la frontière avec le Chili au niveau de Paso Sico; les formalités du côté ne peuvent cependant pas être faites au poste frontière mais à 160km de piste quasi désertique, à San Pedro de Atacama. Rappelez-vous que je ne peux pas retourner au Chili avec la voiture. On décide donc quand même d'aller jusqu'au salar de Arizaro et de remonter le lendemain à Paso Jama où il existerait un poste frontière côté chilien…
Direction le sud donc, mais en cours, les camions ont formé au milieu de la route un monticule de gravier que le dessous de la coccinelle frotte à vive allure: on s'arrête pour vérifier et ALERTE! Le choc a causé un important trou par lequel s'échappe l'essencet… à 40km de la zone peuplée la plus proche!
Je mets un doigt pour boucher le trou et envoie Vincent checher un mécano avec la première voiture qui passe 5 minutes plus tard. Gonzalo tente de réparer sans succès quand une demi-heure plus tard Vincent revient avec Sergio et Lauro. Ce dernier ne mettra pas 1h à colmater la pompe à essence avec de l'hypoxi. Loin de tout, la dureté des conditions de vie a forgé une solidarité entre les personnes qui partagent ces espaces désertiques. Je remercie l'Humanité de nos sauveurs en offrant mon bonnet puis reprenons la route pour Pocitos, le village minier dans lequel ils travaillent. Il n'y a pas d'hébergement, nous devons continuer le soir-même jusqu'au village de Tolar Grande.
Chance inouïe, l'hostel est communal, chaleureux et bien entretenu. Malgré nos efforts, il ressemble vite à un camp de gitans quand nous décidons de faire l'asado dans le poële…
Après une rapide visite au salar de l'Arizaro le lendemain, nous reprenons la route inverse et découvrons les paysages que nous ne pouvions voir la veille au soir. Magnifique! En quittant le "Colorado" ou "les 7 virages", sur un pan de montagne je décide de dessiner un énorme "H2". Voyager me plait mais je dois maintenant réorienter l'aventure davantage autour de l'hydrogène.
Et puis ce soir, sur la route de Susques, en plein milieu d'un autre salar et à plus de 3o kms de toute habitation, la coccinelle refait un caprice: le moteur s'arrête sans explication 5 fois en nous obligeant à attendre qu'il refroidisse pendant 10 minutes.
Quand enfin nous arrivons à Susques, c'est soulagée et épuisée que la chambrée s'endort.
After 2 months of hard work and adventurous travels, Mema has gone back to Buenos Aires. Thanks a lot for her support. We'll see again very shortly ;-)